Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité
commune.
Premier article des la declaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
Egalité:
Principe général selon lequel les individus, au sein d'une société, doivent être traités de la même façon.
Inégalité:
Différences
entre des individus ou des groupes sociaux qui sont socialement perçues comme injustes ou illégitimes.
Que ce soit dansla constitution de 1789 ou celle de 1958, l'égalité est une valeur, un principe constitutionnel que toutes les
lois doivent de respecter. Cependant, cet égalitarisme se limite uniquement à l'aspect juridique de la société. Il n'empêche en aucun cas les inégalités sociales, économiques ou culturelles de
sévirent.
"Egalité de tous les citoyens, sans distinction d'origine, de race ou de religion."
Il faut bien faire attention en recanche, a ne pas confondre inégalités et différences. Les différences deviennent des
inégalités à partir du moment ou elle se traduisent par des avantages ou des desavantages par rapport à une echelle de valeur.
Une société ou l'on n'accepte pas les inégalités est qualifiée de société égalitariste.
Egalité, équité, justice sociale.
Différentes formes d'égalités.
On peut distinguer quatre type d'égalités:
_ L'égalité juridique ou civile. Elle est en place depuis la chute du féodalisme. Elle se caractérise par l'égalité de traitement des individus face à la justice. Elle induit la fin du servage
et de l'esclavage.
_ L'égalité politique. Droit de vote, d'éligibilité, de reunion et d'association accordéà tous les citoyens. C'est l'égalité des citoyens face à la loi.
_ L'égalité économique. Egalité de tous dans la repartition de la richesse et du patrimoine, ce qui inclut une égalité horizontale et verticale. C'est encore plus égalitaire que le communisme
qui comme je vous le rappel disait: "De chacun selon ses moyens et à chacun selon ses besoins" ce qui peut se traduire par des inégalités économique verticales.
_ L'égalité sociale. Cela se traduit par l'égalité dans l'éductation, la santé, le prestige....
L'ambiguïté de l'égalité.
L'égalité peut être arithmétique, tous les individus doivent être traités de la même façon. Egalité dans tous: juridique, politique, économique et sociale.
L'égalitarisme extrême.
Seulement, l'égalité peut être interpretée d'une autre maniére. L'égalité des chances et la méritocratie. L'égalité des chances signifie que les conditions de départ données
aux individus sont les mêmes et donc les rendent égaux socialement et économiquement parlant. Ni priviléges, ni handicaps.
La méritocratie exprime une société ou les individus partant des mêmes bases ( égalité des chances ), doivent accepter par la suite que les meilleurs, les plus méritants
aient les meilleurs places dans la société. En partant d'une égalité horizontale, on doit accepter les inégalités verticales. Les inégalités deviennent donc "justes" si et seulement si les
inégalités sont uniquement dûes au mérite, aux efforts et à la volonté des individus seuls.
Egalité des chances et équité.
Personne ne souhaite une égalité arithmétique, mais l'égalité civile montre ses limites vis-à-vis des inégalités économiques et sociales. L'égalité des chances
permet quant à elle la diminution des inégalités. Pour diminuer les inégalités, la France à mis en place un Etat providence assez efficace. L'Etat providence redistribu les revenus et fournit à
tous une éduction et un systéme de santé identique. La redistribution des revenus permet de reduire les inégalités tout en participant au systéme économique. Ces revenus étant donnés à des
ménages peu favorisés, leur propention à consommer est plus importante que les ménages favorisés qui sont plus aptes à épargner. Cette consommation dites " populaire " relance la demande et
ainsi la production et donc la croissance, car la croissance et l'augmentation réguliére de la production dans une économie. Cette croissance relance l'emploi et fait diminuer les
inégalités.Moins de chomeurs équivaut à une augmentation du pouvoir d'achat, de la consommation.... ( vous connaissez la suite :) )
En fournissant une éducation et un systéme de santé universel, l'Etat fait ainsi augmenter la qualification et la productivité. Moins de maladie = moins de jours
d'absentéisme = plus de production/moins de prestations sociales..... Vous voyez le truc, augmentation production, croissance....
Equité: Recherche d'une égalité des chances qui ne soit pas seulement un principe mais
aussi une réalité concrête permettant une diminution des inégalités sociales avérée.
L'équité peut necessiter la mise en place la mise en place d'inégalité. Les impôts progressifs, impôts sur les grandes
fortunes... Inégalités équitables mais inégalitaires. Rawls les nommera inégalités " justes ".
La discrimination positive fait aussi partie du processus équitaire pour obtenir l'égalité des chances. Cela permet de corriger les avantages et desavantages de telle ou
telle population. Le probléme est que cela a tendance a engendrer une stigmatisation des béneficiaire de l'aide sociale.
La justice sociale
Le probléme posé par la méritocratie est de savoir que faire de ceux qui ne sont pas capables de travailler suffisament pour " mériter ". Ce n'est pas une simple question
économique que l'on se pose ici, mais une question morale. Il est necessaire que l'Etat réponde à ces injustes inégalités.
Une seconde critique est appliquable à la méritocratie. Comme l'avait escompté Jean-Jacques Rousseau, si les inégalités sont trop importantes, si les riches sont trop riches,
alors la cohesion sociale de la société est menacée et par là, la democratie elle même. La justice sociale consiste donc plutôt a rechercher une plus grande équité dans la repartition des
richesses mais aussi dans le prestige social. La justice sociale se veut de lutter contre le partage de la société en classe sociale.
Stratification sociale et classe sociales.
Les sociétés occidentales sont aujourd'hui depourvues d'ordres ou de castes, mais on peut y trouver des classes sociales. Officielement, aucuns groupes sociaux
n'existent car l'égalité civile l'empêche, mais la réalité laisse entrevoir des groupes sociaux distincts par leurs situations économiques et sociales. Les membres de ces groupes peuvent agir
ensemble pour défendre leurs intérêts. Nous allons voir que trois grandes approches de la notion de classes sociales existent.
Les classes sociales selon Marx
Marx, philosophe allemand du XIVeme siécle, a pu observer en Grande-Bretagne, la misérable situation des ouvriers de l'industrie de masse. Il a mis en évidence
l'opposition entre classe ouvriére, le prolétariat, et la bourgeoisie, les capitalistes. Il differencie ces deux classes de part leur rôle dans le processus de production. Les ouvrirers ne
possédent que leur propre force de travail face à la production, en fait il ne posséde que leur corps, tandis que la bourgeoisie est propriétaire des moyens de production ( machines, usines,
terrains,.... ). Les ouvriers vendent ainsi leur travail contre un salaire, pour produire. La production une fois assurée, les bourgeois capitalistes n'ont plus qu'a vendre les produits plus
chers que leur cout de production pour s'enrichir. C'est ce que Marx appel la plus-value.
Karl Marx dans ses autres ouvrages developpe des théories incluant plusieurs autres classes sociales. Par exemple dans " Dix huit brumaire", il parle de la classe paysanne
qui est une classe sociale du point de vue de la situation économique et sociale que partage le monde paysan. Mais contrairement aux ouvriers, la classe paysanne n'a pas conscience de sa
spécificité vis-à-vis des autres classes. C'est la conscience de classe qui, pour Marx, determine réellement une classe sociale.
L'analyse de Max Weber
Weber va definir trois types de stratifications sociales.
_ La premiére établie une différenciation sociale selon le prestige. Pour lui, il ya a ainsi plusieurs groupes sociaux calsseés en fonction d'un mode de vie, d'une maniére de
consommer, de certaines valeurs ou encore d"un niveau d'éductaion.
_ Le deuxiéme classement est le plus simple, il résulte d'une hiérarchie politique. Par rapport au pouvoir que chaque individu passéde.
_ Enfin, il y a la stratification selon les classes sociales, basé sur la situation économique et les agissements des individus pour défendre leurs interêts communs. Weber
parle ici, aussi bien des ouvriers que de la petite bourgeoisie ( responsables des PME, artisans, commercants...) ou encore des cadres supérieurs.
La sociologie américaineface à la stratification sociale
Warner, dans les années 30, a observé que les gens classés leurs concitoyens en trois classes sous divisées en deux. Inférieur - , inférieur + , moyen - ,
moyen + , superieur - , superieur + . Ce systéme donne donc une hierarchie en 6 classes. Cette théorie diverge des classes scar elle préconise une continuité dans la stratification tandis que
Marx et Weber mettent clairement des fossés entre les classes sociales qu'ils décrivent.
Rawls était un
auteur américain ( 1921-2002 ) qui a fondé ses théories et son dicours dur l'idéologie libérale, la démocratie et le fonctionnement de l'économie américaine. Rawls a une interpretation tout à
fait typique de la justice sociale. Selon lui, pour qu'il y ai de la justice sociale, il faut que les libertés fondamentales de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen soient
respectées. Ensuite, il faut lutter contre les différences en établissant des inégalités "justes" ou compensatrices, qui vont en fait, rééquilibrer la balance de la justice sociale. Enfin, la
justice sociale de Rawls s'applique que lorsque l'égalité des chances est strictement respectées pour tous.
Ainsi, les inégalités dites justes rééquilibre l'égalité, tandis que les inégalités "injustes" forgent l'inégalité même. C'est ce qui arrive si les libertés fondamentales ne
sont pas respectées. Pour Rawls, si ces trois condictions ne sont pas respectées, alors, les inégalités horizontales sont inacceptables mais les inégalités verticales le sont.
Les politiques de dicriminations positives.
Cette notion provient de la politique d'affirmative action" pratiquée au Etats Unis à partir des années 70. Cette politique a pour but de donner plus a
ceux qui ont moins. Cette pratique necessite par contre de casser le pacte républicains et de ne plus assurer une parfaite égalité civile des citoyens devant la loi. Cette politique trouve une
raison dans le sens ou elle applique a défaut d'une plus grande égalité de fait, une meilleur égalité des chances. Cette politique s'inscrit dans une politique de lutte contre les
discriminations sociales.
Depuis quelques années, en France, le conseil constitutionnel a admis que l'égalité civile et juridique ne remet pas en cause une tentative d'instauration de discriminations
positives. La constitution à d'ailleurs était modifiée en 1999 et en 2003 pour permettre l'instauration de discriminations positives envers les femmes ( parité aux élections ) et les
populations d'outre mers. Les zones d'éducation prioritaire sont aussi considérées comme une discrimination positive.
Cependant, les discriminations positives instaurées aux Etats Unis sont contestées aujourd'hui. Il est vrai que la communauté noire américaine est de plus en plus mal percue
par les américains qui la stigmatise du fait qu'elle recoit plus d'aide que les autres. En quelques sortes, les discriminations positives établies pour la communauté noire, se retourne contre
elle.
Contrairement aux Etats Unis, le pacte républicians français n'est pas cassé par les discriminations positives, car elles ne sont que territoirales et non portées sur un
groupe ethnique.
Voilà tout.