Il s'en rappella ce matin. Il ne l'avait jamais oublié. Non; cela le hantait, l'effrayait, mais il l'attendait, il l'attendait ce moment, cet instant où il le reverrait, le
serrerait dans ces bras, lui parlerait de ces années passées sans lui, sans contacts avec cet ami.
Ils avaient rendez-vous sur la place de la mairie de cette charmante petite ville de province, cette ville si pittoresque, posée sur une colline du plateau du Forez. La place du
village était calme, le francais, ce bistro connu de tous, était en émois comme chaque vendredi. Tout le plateau vennait ici pour le marché. De Saint Nizier à Firminy, de Rozier à Craponne, tous
vennaient.
Il s'installa sur les marches de l'hôtel de ville. Ces amis ne comprennaient pas ce qu'il ce passait. Ils le regardaient, ils voyaient ce regard vide, vide de vie, vide
d'espoir.
Il attendait là, fixant l'éxtremité ouest de la place, puis au bout de cinq petites minutes, il se leva, et se jetta dans les bras d'une personne inconnue de ses amis, ils
parlérent deux minutes, son amie lui donna quelque chose et il resta bléme, perdu. Il l'embrassa, la salua et ils échangérent leurs numéros de téléphones. Elle non plus n'avait pas oublié.
Elle partie et il se reinstalla sur les marches. Puis, un homme l'approcha, il leva les yeux, pris la lettre qu'on lui tendait et l'ouvrit alors que l'homme reparté. Il la
lut puis se mis a fondre en larmes, ces amis s'approchérent, tentérent de le réconforter et de comprendre ce qui se passait puis il se leva, pris le collier que lui avait donné son amie dans leur
brêve entrevue et le passa au cou d'une des personnes qui tentaient de le reconforter et il lui dit:
Il m'a demandé de remettre ce collier à qui parté, à qui je voulais qu'il n'arrive rien dans
son voyage, lui est partit, lui est mort, lui était comme toi mon ami mais lui est partit en oubliant ce collier, prend le et revient nous saine et sauve. Sur ces paroles, il fit demi tour et
rentra chez lui.
Ce collier apartennait à un de ces amis avec qui il avait rendez vous ici même, cet ami a été reconduit a la frontiére par la police. De retour en Algérie il fut assassiné avec
sa famille ( pour avoir refusé de suivre les régles que l'armée lui imposait ) comme tant d'autres l'on étaient, c'est d'ailleurs pour cela qu'ils étaient venu faire une demande d'asile politique
en France mais certains ne le voient pas comme ca....
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