Ca y est, je reviens. Le train demarre. Il est encore tôt, je somnole vaguement, Augsburg s'eloigne. Je me mets a lire, je change de train, je lis, Ulm passe et s'eloigne a son tour. Je
reviens!
Mon ventre se noue. Je fais mon retour!
Est ce que je l'aime a se point là, qu'elle me manque a me morfondre, que j'en ai des meaux de ventre? Y suis attaché au point de m'excuser au pres d'elle d'etre parti?
Mon mal de vendre s'intensifie rapidement, Schaffhausen approche, deux minutes pour changer, c'est court! Je ne veux pas rater ma correspondance! Je veux etre a l'heure!
Schaffhausen, je sors du train et je regarde le quai sur les panneaux d'affichage, Zuerich HB, c'est là, j'y suis, je monte, c'est bon. Mais pas le temps d'etre soulagé, Zuerich HB, idem, dix
minutes c'est plus mais la j'ai toute la gare a traverser, 18 quais, je cours, a toute allure, je hurle
attendez, le controleur me voie, siffle et le train s'arrete pour moi, je
monte, je remercie le controleur, je m'assied, ouf, plus que trois changements!
Genéve, ici genéve, je descend, cette fois c'est cool, le train et sur le meme quai, je monte, le train part, et là on passe le Rhone, puis la frontiere, et la je la voie, souriante magnifique, je
la regarde a travers la vitre, bouche bé.
J'arrive maintenant à Chambéry. Elle est là, omnipresente, je la regarde, autour de moi, et dans mon esprit, je lui dis:
Enfin, tu m'a manqué, ô oui tu m'a beaucoup manqué, ô ma France!
Ci@o
;)